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Mot du Directeur

Par ce portail, l’INSAP s’engage dans une nouvelle voie d’ouverture à l’échelle nationale et internationale. L’Université marocaine, avec laquelle cet établissement a tant à partager, est le premier destinataire de cette ouverture. A l’international, l’INSAP aspire à enrichir son partenariat, déjà conséquent mais encore loin de répondre aux énormes besoins de développement et de partage d’expériences que l’on espère, tout en faisant valoir la devise : gagnant-gagnant. C’est que la trentaine d’années d’existence de l’INSAP l’a doté d’une expertise patrimoniale avérée, à l’échelle nationale. Autant mettre donc cette dernière à contribution pour encore mieux appréhender le patrimoine culturel national. Cela passe par mieux dispenser l’enseignement, mission première dont il est investi. De fait, une diversification dans l’offre de formation est mise en œuvre par la création de nouvelles filières, aussi bien pour le cycle fondamental que pour celui du master. La formation continue, jusque-là absente du cursus, constituera l’une des innovations à concrétiser à travers la mise en place d’un package de formations de courte durée. La recherche scientifique, second et non moins important pilier de l’INSAP, ne sera pas en reste. En effet, la promotion dont elle a besoin est amorcée par l’engagement d’une nouvelle génération de programmes de recherches : ceux bénéficiant du soutien du CNRST et ceux à engager dans le cadre d’un nouveau contrat-programme, avec le ministère de tutelle. D’emblée, il convient de se féliciter car dans ce dernier cas, la recherche fondamentale est engagée avec à terme, entre autres, la volonté de mettre au jour de nouveaux monuments dignes d’être valorisés et mis à la disposition du public. D’un autre côté, la promotion de la recherche scientifique passe inévitablement par celle de la diffusion des résultats. Pour ce faire, les trois supports majeurs de publication de l’INSAP (BAM, ETAM et VESAM) subiront bientôt le renouveau nécessaire. Le BAM en particulier est à préparer pour accéder au niveau escompté d’indexation. En outre, au sein du présent portail, l’accès est aisément donné aux articles qui y sont publiés depuis son lancement en 1956. Ce panel de publication connaitra, nous l’espérons, la dynamique qui lui convient par la multiplication des réunions scientifiques organisées par l’institut. Il s’agit des rencontres scientifiques mensuelles, tables-rondes thématiques et colloques et congrès… L’organisation de ces réunions, faut-il le souligner, a pour objectif de faire rayonner l’INSAP à grande échelle et à donner un nouvel élan à la publication des résultats scientifiques. Le troisième pilier sur lequel s’appuie la mission de l’INSAP concerne l’expertise inhérente au patrimoine culturel, matériel et immatériel. Cette expertise couvre les études d’impact liées au patrimoine culturel en général et archéologique en particulier, la formation continue et le renforcement des capacités liées au patrimoine culturel, l’instruction des dossiers d’inscription sur les listes du patrimoine mondial (matériel ou immatériel) et l’élaboration de plans de gestion des sites, des médinas, des architectures spécifiques et des paysages. Ainsi, vu que l’INSAP jouit d’une autonomie financière en tant que service d’Etat géré de manière autonome (SEGMA), la mise en œuvre de cette expertise auprès des tiers constitue une véritable aubaine qu’il convient de dynamiser. A cet égard, l’INSAP peut d’ores et déjà se targuer d’être en passe d’accomplir son premier projet à générer des recettes, à savoir celui portant sur l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la région de Casablanca-Settat-El Jadida. D’autres projets sont en vue, ce qui est de bon augure pour notre établissement. Pourvu que le succès soit au rendez-vous…